Le karaté est un art martial traditionnel qui a beaucoup à nous apprendre. En effet, le karatéka, de par sa pratique, s’efforce d’atteindre la perfection.  Aussi bien sur le plan psychique que sur les performances physiques.

Pour développer cette « voie du guerrier », il est nécessaire de se conformer au code d’honneur et de morale de cet art, aussi bien dans le dojo qu’en dehors. Ce code est composé de 9 vertus, que tout pratiquant, élève comme enseignant, se doit de respecter et d’être l’ambassadeur dans toute chose du quotidien.

Ce qui est intéressant avec ce code, c’est que celui-ci s’applique aussi bien au karaté qu’au monde professionnel. Les managers et collaborateurs du monde entier ferait bien de s’en inspirer ! 😉

Les 9 vertus du Karaté:

Pour commencer nous allons  expliquer l’importance du karaté à toutes les générations. Pour cela, nous allons nous référer au 9 vertus de celui-ci pour rappeler efficacement ses apport à ces pratiquants. En premier lieu, nous allons parler de « L’honneur , la fidélité, et la sincérité ».

1 ) L’honneur

L’honneur est une vertu essentielle, et tout pratiquant digne de ce nom se doit d’avoir un comportement honorable, digne et respectable. On évite de critiquer de manière négative le travail des autres, on évite de parler dans le dos des gens, on dit ce que l’on pense mais toujours avec bienveillance. L’honneur conditionne notre manière de nous comporter avec les autres.

2 ) La fidélité

Il n’y a pas d’honneur sans fidélité. Faire preuve de fidélité et de loyauté, ce n’est pas travailler toute sa vie pour la même entreprise. On n’a pas à se sentir coupable de quitter une entreprise pour évoluer vers un nouveau travail et un nouveau challenge, au contraire. La fidélité revêt ici un tout autre sens : celui de remplir ses engagements et de tenir ses promesses. Pour faire preuve de fidélité, il est nécessaire d’instaurer de la sincérité dans ses paroles et dans ses actes.

3 ) La sincérité

Être sincère, c’est dire ce que l’on pense, c’est affirmer ses opinions, même si les autres ne les partagent pas. Être sincère, c’est ne pas déguiser ses émotions, ni ses pensées : c’est faire preuve d’authenticité. Le mensonge et l’ambiguïté n’ont pas leur place dans le dojo, ni dans l’entreprise d’ailleurs : ils sont sources de désunion.

En second lieu, nous allons maintenant expliquer l’importance du  courage , la bienveillance et bonté, et la modestie

4 ) Le courage

Le courage, c’est la force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance. C’est ce qui nous fait sortir de notre zone de confort, nous fait relever des défis. C’est aussi faire ce qui nous paraît juste, c’est assumer ses prises de position et se réinventer professionnellement. Mais encore surmonter ses peurs et ses craintes.

En effet, le courage se manifeste par une forte prise d’initiative, une envie d’en découdre et d’avancer vers un objectif commun. Aussi, par une volonté de fer et une ardeur au travail.

5 ) La bienveillance et la bonté

Faire preuve de bonté et de bienveillance, c’est faire preuve d’humanité envers les autres. On voit trop souvent ces mots utilisés à tort et à travers, et on oublie que bienveillance vient du latin « benevolentia », et qu’il s’agit de la « motivation à respecter autrui et à agir pour son bien ». Certains sont persuadés que la bienveillance est synonyme du monde des bisounours, et que les personnes bienveillantes ne sont là que pour dire aux autres qu’ils sont merveilleux et que tout ce qu’ils entreprennent est génial.  Mais non. Parfois agir pour le bien d’autrui, c’est justement lui dire ou lui montrer ce qui ne va pas pour qu’il puisse s’améliorer, ou alors prendre une décision impopulaire qui aura des répercussions positives sur le long terme. Être bienveillant, c’est également promouvoir l’entraide, être attentif à autrui et à son environnement et à être respectueux envers soi-même et les autres.

6 ) La modestie et l’humilité

Il n’y a pas de personnes meilleures que d’autre sur le tatami. Bien sûr, certains ont plus d’expériences et exécuteront avec plus de facilités les différentes techniques. Mais ces mêmes personnes feront preuve de modestie et ne prendront pas la grosse tête face au débutant. Au contraire, il se pourrait même qu’ils apprennent à leur contact. Mais pour faire preuve d’humilité, il faut déjà se connaître soi-même, avec ses forces et ses faiblesses, accepter de se remettre en question, et s’apprécier pour ce que l’on est. Faire preuve d’humilité c’est dire à l’autre que l’on n’est pas meilleur que lui mais juste différent et complémentaire, avec nos propres expériences et compétences. C’est la première étape d’une collaboration épanouie et réussie.

Et enfin, les trois étapes à ne pas oublier:  »La droiture, Le respect et le contrôle de soi.

7 ) La droiture

La droiture, c’est de ne jamais s’écarter de la ligne du devoir. On peut la rapprocher de l’exemplarité. C’est cette vertu qui nous permet de prendre une décision juste et raisonnable. Faire preuve de droiture, c’est se comporter tel que l’on voudrait que les autres se comportent. Comment peut-on espérer développer un savoir-être dans ses équipes si l’on ne montre pas l’exemple en premier lieu ? C’est tout bonnement impossible.

La droiture engendre également le respect à l’égard des autres et de la part des autres.
Sans droiture, il n’y a pas de leadership possible.

8 ) Le respect

Le respect, c’est faire preuve de politesse envers autrui quel que soit ses compétences, son expérience, son origine, ses faiblesses ou sa position sociale. Cela s’exprime par le fait de dire bonjour, de remercier régulièrement ses collaborateurs, de reconnaître la valeur d’autrui et de ne pas agresser l’autre lorsque l’on a un reproche à formuler.

Faire preuve de respect permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits dans l’entreprise.

9 ) Le contrôle de soi

Enfin, le contrôle de soi est la dernière vertu, probablement la plus compliquée à maîtriser. C’est ce qui fait la différence entre les ceintures noires et les autres.

Avoir le contrôle de soi implique de se connaître profondément soi-même. Ainsi que ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. Cela implique de savoir dans quel état d’esprit on se trouve, comment l’on va réagir, de sentir l’expression de ses émotions, et de les contrôler.

Le contrôle de soi est l’objectif ultime du karatéka, car il est synonyme d’efficacité redoutable. En ayant la possibilité de maîtriser vos émotions, vos pulsions, et vos instincts, vous êtes en capacité de toujours agir de manière raisonnée, quel que soit la situation. C’est une compétence de savoir-être encore assez rare, mais un véritable atout sur un CV ou dans une entreprise !

Conclusion

Si vous vous retrouvez dans ces 9 vertus, félicitations, vous êtes un excellent manager bienveillant, ou un collaborateur d’exception, et j’adorerais travailler avec vous ! 😉

Mais il est plus probable que, comme moi, même si vous aspirez à être comme ça, vous avez encore du travail devant vous. Alors pourquoi ne pas vous mettre au Karaté, ou étudier la philosophie véhiculée par les arts martiaux pour améliorer votre management au quotidien ?

Si le rapprochement entre le Karaté et le management t’a plu, je t’invite à consulter cet article où j’approfondis les liens entre les différents arts martiaux et le management, et comment on peut s’en inspirer pour améliorer son leadership.

Fort de plus de 10 ans d’expérience à manager des équipes et à gérer des projets, Thibault Baheux a décidé de fonder le blog reinventersontravail.com.

Il y prodigue des conseils sur le management, la gestion de projet, l’efficacité, et le travail d’équipe. Sa devise ? Travailler mieux, et en toute sérénité.

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