Frichti a vu le jour en 2015. Julia Bijaoui et Quentin Vacher, ses fondateurs, souhaitaient alors développer un service de préparation/livraison de repas “comme à la maison” à domicile. En trois ans, la start-up a généré 300 emplois et a même réussi à collecter 30 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds. Quel est le secret du management Frichti? Les fondateurs de Frichti livrent leur vision du management, tremplin du succès de l’entreprise.

Quel est le secret du management Frichti?

Définition du bon manager par Frichti

Selon Quentin Vacher, il est indispensable que le manager sache se remettre en question. Chaque membre de l’équipe est alors recruté pour son talent, les profils sélectionnés étant extrêmement variés. Un bon manager n’a pas besoin de s’interroger sur qu’il doit faire. La question qu’il doit se poser porte plutôt sur les tâches qu’il va confier à ses collaborateurs.

Le manager a donc pour mission de définir un cadre de travail précis. Il doit souvent jouer le rôle de mentor, afin de transmettre son savoir-faire à ses collaborateurs. Le manager apprend ainsi à déléguer les tâches, incluant les plus complexes. Le manager guide ses collaborateurs de manière à ce qu’ils puissent devenir managers à leur tour. Chez Frichti, les postes à responsabilité sont par exemple confiés à des jeunes de 25 ou 26 ans.

Julia Bijaoui tient à ajouter qu’un bon manager ne doit pas hésiter à recruter des meilleurs profils que le sien. Cela permet de gérer et de résoudre des problèmes qui peuvent échapper au manager.

L’organisation, élément fondamental du management Frichti

Quentin Vacher confie que des rencontres hebdomadaires sont organisées. Les managers ont ainsi l’opportunité d’analyser la semaine qui s’est écoulée avec son équipe au complet. C’est aussi l’occasion de définir les prochains objectifs à atteindre.

Julia Bijaoui confirme la vision de son associé en précisant l’importance du réalignement. Dans une structure comme Frichti, il existe une interdépendance entre les différentes équipes. Chacune doit de ce fait savoir ce qu’elle a à faire et disposer des moyens nécessaires pour accomplir ses tâches. Un sens aigu de l’organisation s’impose afin que l’interdépendance soit un véritable tremplin de productivité.

 

L’utilité d’instaurer une hiérarchie

Interrogée sur la question, Julia Bijaoui explique que la hiérarchie sert avant tout de repère. Les objectifs définis par le manager aident ses équipes à progresser en continu tout en s’épanouissant sur le plan personnel.

Du point de vue de Quentin Vacher, la hiérarchie permet de préserver l’efficacité des équipes. Il est essentiel de commencer par une approche descendante. C’est la meilleure façon de conceptualiser un projet et de déterminer les objectifs à atteindre. Une fois que des bases solides sont établies, le manager peut adopter une approche ascendante. Il prend soin d’écouter les suggestions émises par ses collaborateurs, dans l’optique d’avancer ensemble. La hiérarchie est omniprésente car elle représente un cadre, un repère qui assure l’efficacité des équipes.

 

Les principales sources de sagesse selon les fondateurs de Frichti

Selon Julia Bijaoui, c’est l’expérience qui permet d’acquérir la sagesse. Elle avait rencontré son associé au sein de la start-up JolieBox. Cette première expérience commune leur a permis de définir une organisation adéquate au moment de lancer Frichti. Les erreurs précédentes leur ont particulièrement été utiles.

D’après Quentin Vacher, les salariés ne sont pas systématiquement en cause lorsqu’un échec survient. C’est tout l’intérêt d’instaurer un cadre précis. Autrement, la relation manager-collaborateur se tend et il devient difficile (voire impossible) de progresser ensemble. Il est donc essentiel que chacun puisse avancer sans malentendu, la transparence étant une clé primordiale au succès.

Respectivement nés en 1988 et 1986, Julia Bijaoui et Quentin Vacher transmettent ainsi une vision managériale innovante qui a fait ses preuves.